LinkedIn fait du crowdsourcing à contre emploi et se brûle les doigts
Toujours à l’affut des sujets sur le participatif, je suis tombé récemment sur un article de Christophe Hendrick, Consultant en stratégie et marketing Internet.
LinkedIn a voulu se lancer dans le crowdsourcing afin de procéder à la traduction du site.
Christophe propose une définition quelque peu négative du crowdsourcing en parlant “d’utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre d’internautes, et ce, au moindre coût.”. C’est peut-être à cause de l’application de cette définition que LinkeIn s’est planté dan ssa démarche participative. Car la stimulation d’une communauté nécessite des moyens et donc des coûts qui peuvent être conséquents en fonction du type d’opération mise en place.
LinkedIn a donc invité ses utilisateurs à participer à cette initiative en leur demandant ce qu’il souhaitait en retour : un abonnement premium, une visibilité spécifique…
Pas de chance pour LinkedIn, la réplique des traducteurs professionnels présents sur le réseau ne s’est pas fait attendre. Pour eux, cette initiative est une dévalorisation de leur métier et « un moyen d’avoir de la main d’œuvre pour gratuite»
Pour marquer leur désaccord, ils créent un groupe de protestation sur LinkedIn et un hashtag Twitter #LinkedinFail… et les retombées presse suivent vite (NY times)
Je vous invite à aller sur l’article complet de Christophe pour son analyse de l’opération.
Quelles leçons en tirer ?
Un internaute, qu’il soit professionnel ou amateur n’est pas une vache à lait. Il faut lui accorder du respect et communiquer de façon intelligente et transparente.
On attire pas les mouches avec du vinaigre. Pourquoi les professionnels inscrits sur LInkedIn se sont soulevés ?
Car l’UGC est métier et le “community management” aussi.
Une opération participative doit apporter autant au commanditaire qu’aux participants. Si ce genre d’opération n’est pas un échange respectueux et gagnant-gagnant l’échec sera au rendez-vous.















