Le Participatif et le rugby
Spontanément on pourrait se dire : « Faire du participatif au rugby non merci ! Si c’est pour prendre une poire en plein milieu d’un maul… Non merci ! »
Et pourtant … Quelles sont les manifestations qui battent les records d’audience du Stade de France ? Les rencontres du Stade français !
Pourquoi me direz-vous ? Mais parce que Max Guazzini est le précurseur du Marketing participatif appliqué au Rugby.
Petit retour en arrière : Il y a 20ans venir à une rencontre de rugby ça voulait dire quoi ?
Tout commençait par l’achat de tickets. On se retrouvait un mercredi soir devant une guérite en bois à attendre dans le froid son tour pour demander à Simone 2 tickets pour voir le match. Le jour « J » on se retrouvait assis dans les gradins en béton entre « Léon la science » champion départemental 1912 et « Gros Dédé » pilar de son état, aux oreilles grignotées et à la vue basse. Si vous aviez le malheur de demander, entre deux effluves d’huile de friture, pourquoi l’arbitre sifflait telle ou telle action, vous vous retrouviez avec toute une tribune qui vous regardait de travers, l’air de dire : « encore un couillon qui n’y connait rien ». Pire, si vous aviez le malheur de lever les yeux au ciel face aux coups de poings échangés par le talon et le demi de mêlée sur le terrain, vous aviez toutes les chances que la « générale » se déplace en tribune.
En bref, il y a 20 ans, une rencontre de « rugueuby » ne pouvait être appréciée que par les aficionados de la « bechigue ».
Quand Max Guazzini décide de faire du rugby un sport populaire ouvert au plus grand nombre en prévision de la coupe du monde 2007, qu’est ce qu’il décide ?
De faire participer le public !
Ca commence tout d’abord par des drapeaux mis à disposition du public (ainsi on peut être autant supporter que les habitués car on a son drapeau comme les autres).
Ensuite ? Il passe par toutes les étapes pour aboutir à ce que l’on a encore vu le 06 décembre 2008 au stade de France : des gens de tous les âges, de toutes conditions arborant les couleurs du stade Français avec un casque de chevalier et une épée gonflable dans les tribunes en train de jeter des boulets de canon gonflables sur des châteaux en bois placés sur le terrain pour les détruire !
Le résultat : Plus de 40 vidéo sur les sites de partages qui relayent le spectacle, un taux de remplissage record du stade de France, un affinitaire autour du club qui se renforce de rencontres en rencontres. A tel point que l’éducateur fédéral du Racing Club de France (1er club champion de France de l’histoire et grand rival du stade français CASG) que je suis a non seulement participé à la fête mais écrit même un billet sur ce club formidable !
Vive le marketing participatif !














