L’UGC est mort, vive le UCC ?
Vous avez tous noté l’apparition de l’acronyme UCC, qui remplace de plus en plus souvent la terminologie UGC… un changement de dénomination sans conséquence ?
En réalité, plutôt le constat de la fin d’une illusion. L’UGC pour User Generated Content a été popularisé par Youtube puis DailyMotion, dans la vague du 2.0, et symbolisait un univers de contenus sans limites…
Quelques procès plus tard, et beaucoup d’argent évaporée plus loin (vous vous souvenez que Google a racheté Youtube pour 1,65Mds de $), l’UGC (1) devient un peu moins glamour. En cause : le pillage systématique des contenus des grands studios, en plus du mépris de l’ensemble des ayant-droits.
C’est à partir de cet instant qu’on a commencé à trouver de l’intérêt dans la création, celle avec un grand « C ». Entre les films de Spiderman qui déclenchent des montagnes de procès et les vidéos de grand-mère avec un chat sur les genoux qui n’intéressent que celui qui les a postés sur le site, il fallait créer une alternative.
C’est pourtant incroyable qu’on n’ait pas pensé à l’UCC plus tôt !
UCC pour User Creative Content…
C’est à dire la 3ème catégorie. Celle des contenus de qualité, souvent créés par des pros, sans pour autant provoquer une myriade de procès, car postés volontairement par leurs auteurs !
La vraie question est « comment faire en sorte que les auteurs de qualité fassent de l’UCC ? ».
L’idée est de mettre en relation les auteurs avec ceux qui ont besoin de ces contenus. Ca peut être des marques qui veulent que l’on fasse leurs publicités, des journalistes qui ont besoin de reportage, des musiciens qui veulent créer leurs clips, etc.
C’est cette idée toute simple, et que je trouve assez élégante, que sur internet, il y a plein de gens qui ont des compétences qui sont souvent prêts à les mettre en œuvre pourvu que ça vaille le coup, mais qui ne savent pas comment faire. Bon d’accord, vous allez me dire que je vends la sauce « Eyeka ». Et vous n’auriez pas tord d’avoir raison. Mais sincèrement : vous préférez des contenus de qualité ou une masse de vidéos sans intérêts ?
Mon pari, c’est que l’UCC, à la différence de l’UGC, va être un phénomène durable. Il est encore assez méconnu, mais il n’en est pas moins puissant. Qui prend les paris ?
(1) Voir le très bon article de wikipedia sur le UGC
http://en.wikipedia.org/wiki/User_generated_content















12 janvier 2009 at 18:46
Ces dernières années, la proximité grandissante de l’interface Homme-Machine a permis d’étendre la création, facilitée par l’accessibilité des logiciels informatiques et de la liberté de diffusion de son contenu. L’apparition de ces nouveaux canaux de communication a permis d’une part de promouvoir son talent, mais également de permettre aux « autodidactes » de s’exprimer à travers leurs passions. La promotion numérique, l’identité individuelle…devient un outil important pour exister. Les plateformes Internet ont un rôle primordial dans l’avenir de la création afin de proposer une vitrine plus représentative de sa diversité.
Une force créative existe, bien plus importante que l’on puisse le penser, mais qui est malheureusement sous-exploité par manque d’outils performants.
Avec l’UCC une révolution culturelle peut avoir lieu, à condition que ces outils marketing soient accompagnés d’une réelle compréhension artistique, sociale et humaine. Sans ces valeurs, ces sources de créations continueront à stagner, gâchant ainsi tout le potentiel interactif et communautaire.
Comment faire en sorte que les auteurs de qualité fassent de l’UCC ?
Apporter à tous les créateurs la RECONNAISSANCE que malheureusement la société a du mal aujourd’hui à offrir. L’UCC doit permettre d’éclairer la CRÉATION.
C.B
13 janvier 2009 at 18:28
Il n’y a pas que l’UGC qui soit mort… Pour certains c’est le métier de journalisme qui est mit en péril par les “journalistes citoyens” ou encore parfois cités comme des “témoins participatif”.
voir cet autre article : http://blogs.lexpress.fr/e-veille-marketing/2009/01/le-journalisme-citoyen-est-mor.php