Chez Eyeka, on donne de l’amour…
Notre patron (celui d’Eyeka), dit souvent que ce qu’on donne aux marques “c’est de l’amour” (ça a fait beaucoup rire le patron de Direct Energie, à qui nous faisions une visite de courtoisie)…
J’avoue qu’au début, j’ai trouvé ça un peu bizarre. Car faire un pitch sur le thème “je vends de l’amour”, ça m’inquiétais un peu, vu que ça se pratique depuis l’origine du monde mais sous une forme un peu différente de la notre quand même, vous en conviendrez…
Ce même patron disait que si les vidéos n’étaient pas forcément toutes d’une qualité professionnelle, ça n’était pas très grave. Car le petit côté “fait à la maison” est justement aussi un gage de qualité. C’est un des grands plus de l’offre, car c’est un témoignage d’authenticité.
Cette vision me faisait un peu flipper, car ça remettait un peu en cause la ligne initiale d’Eyeka qui consistait à vouloir utiliser la communauté d’auteur pour faire plus vite, plus efficace et… moins cher. Et là le pitch c’est devenu “du vrai amour, par des vrais gens, qui font ça eux même” (en gros).
Mais c’est vrai qu’en y réfléchissant, c’est le CŒUR et le DÉBUT d’un phénomène qui devrait être appelé à durer : le Marketing Participatif (vous avez remarqué, c’est assez proche du nom de ce blog), c’est une nouvelle étape dans la façon dont les marques et les consommateurs dialoguent. En gros, ça marche comme ça :
- Acte 1 : Les marques font des pubs de façon traditionnelle et ça fait 100 ans que ça dure.
- Acte 2 : Les consommateurs ont vite compris que les communicants sont là pour leur vendre des produits, sans vergogne.
- Acte 3 : Les consommateurs deviennent conso-intelligents et se méfient. Ils n’achètent plus les yeux fermés, se renseignent sur Internet, et parfois même contestent, boycottent, etc.
Et là, je dis cerise… Le marketing participatif entre en jeux !
- Acte 4 : Tout le monde n’est pas forcé d’aimer les Camembert Duchmol. Mais si on demande à ceux qui les aiment vraiment de s’exprimer, ça c’est de nature à convaincre le conso-sceptique.
Toute l’idée est là, pas besoin de chercher plus loin.
Le résultat, c’est que lorsque je passe chez Eyeka, je ne cesse d’entendre parler de marques qui sont bouleversées car elles ont rencontré des auteurs Eyeka qui leur ont expliqué quels son leurs vrais “+” produits (regardez la campagne Philips par exemple : éloquent ! ), ou quelles sont leurs valeurs de marques. Par exemple, les patrons de Lulu Castagnette semblent ne toujours pas s’être remis des retours de l’opération (qui n’est pourtant pas terminée) ; Ou encore, les patrons de la marque de vêtements Energie disent que l’appel à création les a carrément aidé à se repositionner sur leur marché.
Et il y a vraiment beaucoup d’anecdotes comme ça. On pourrait même presque mettre en avant le ROI tant sa mesure semble palpable. Mon intuition : c’est que ça va cartonner !
En conclusion, il est plus que probable que nous sommes au tout début de ce phénomène. C’est l’authenticité et l’efficacité du marketing participatif qui va progressivement le rendre indispensable dans toutes les campagnes d’envergure. Les marques ne peuvent plus “pipoter “et elles doivent le comprendre. Le consommateur, il n’y a que ça de vrai !
Crédit photo : titji














